Abécédaire

 

Djinn : génie, lutin, esprit de l'air chez les arabes.

Elfe : nom de génie de la mythologie du Nord qui symbolise probablement les forces de l'air, du feu, de la terre. Ce sont des esprits capricieux de dimension infimes mais d'une puissance redoutable. Ils sont soit bons (bienfaisants pour l'homme) soit mauvais (malfaisants pour lui). Les elfes féminins sont représentées comme des êtres ravissants. Les elfes masculins sont le plus souvent semblables aux nains et aux gnomes, donc assez difformes. Les fées celtiques peuvent se ranger dans la catégorie des elfes. Ils sont appelés elfe, alf, alfar, alb chez les Anglo-saxons, les Danois, les Islandais et les germains.

Fée : être surnaturel qu'on représente sous la forme d'une femme et qui est regardé comme jouissant d'une certaine puissance magique. La plupart du temps, les fées sont bienveillantes.

Gnome : personnage surnaturel très petit et difforme imaginé par les cabalistes. D'après la légende qui le concernait, le gnome possédait les secrets de la terre et animait les plantes et les animaux. Sa femme, la gnomide, est plus petite encore mais adorablement belle ; elle avait comme rôle dans la terre la garde des diamants. Le gnome s'attachait aux mineurs et les protégeait mais haïssait les autres humains. D'après le Talmud, le gnome coopéra à l'édification du temple de Salomon. En Allemagne, le gnome Rubezahl jouit d'une grande popularité dans les contes de Musaeus. le gnome passa au XVIème siècle dans le domaine de la poésie ; tel le Caliban de Shakespeare.

Lutin : esprit follet et malicieux qu'on disait venir la nuit pour taquiner ou quelquefois aider les gens.

Mélusine : personnage fabuleux, dont la légende a été contée pour la première fois dans dans un roman en prose, composé en 1387 par Jean d'Arras pour Jean, duc de Berry. Mélusine, fille d'Elinas, roi d'Albanie, et de Pressine, a reçu de sa mère qui était une fée le don d'avoir tous les samedis le bas du corps en forme de serpent. Mélusine épouse néanmoins le comte Raymondin, auquel elle fait promettre de ne jamais chercher à la voir le samedi. Elle bâtit pour lui le château de Lusignan et une foule d'autres. Ils vivent longtemps heureux ; mais un jour, à l'instigation de son frère, le comte de Forêt, il viole sa promesse et surprend le secret de Mélusine. Aussitôt, celle-ci se change en serpent et s'échappe par une fenêtre du château en poussant des cris de douleur. Depuis, elle reparaît et vient pousser des cris semblables sur les tours, quand les seigneurs de Lusignan sont près de mourir.

Morgane : personnage de la mythologie celtique. La fée Morgane était une fée de Sein, qui possédait le don de guérisons merveilleuses. Dans la Vie de Merlin, elle recueille le Roi Arthur après sa défaite, le guérit de ses blessures et le garde près d'elle. Elle joue le même rôle bienveillant avec d'autres héros dans Garin de Montglane, Ogier le danois, le Jeu de la Feuillée etc. Le personnage de Morgane devint populaire en Italie, où le peuple donna le nom de la fée Morgane (Fata Morgana) à un phénomène de mirage, qui se produit sur les côtes de Reggio et de Messine.

Nain : Dans la mythologie scandinave, le nain jouit de pouvoirs surnaturels ; il est une sorte de génie. Il joue un rôle capital dans les traditions et les épopées du Nord sous le nom de troll, hulder, lutin. On retrouve des nains à peu près partout où l'on retrouve des fées. D'après les croyances bretonnes, il existe des génies de la taille des pygmées : les teuz, favorables à l'homme ; les elfes, konigans, kornikaneds, korils, poulpikans qui dansent au clair de lune et cherchent à égarer et à faire mourir les passants. Ils gardent des trésors et sont habiles dans l'art de travailler les métaux ; c'est au fond des grottes, dans les flancs des montagnes, qu'ils cachent leur ateliers où ils forgent, damastiquent ces armes redoutables dont ils ont dotés les dieux et parfois les mortels. C'est ainsi que l'un d'eux, nommé Wieland en Allemagne et Galant en Gaule, a fabriqué Durandal, l'épée de Charlemagne.

Ondine : génie, déesse des eaux dans la mythologie nordique.

Les Parques : ce sont des déesses infernales au nombre de trois qui filaient, dévidaient et coupaient le fil de la vie des hommes. Elles avaient pour nom Clotho, qui présidait à la naissance et tenait le fuseau ; Lachésis, qui filait les jours et les événements de la vie et Atropos, lainée des trois sœurs, qui tranchait avec ses fatals ciseaux le fil de l'existence. Chez les Grecs, les Parques étaient appelées Moïrai. Chez les Romains, les Parques furent d'abord des divinités de la naissance, comme les Carmentes. Elles s'appelaient Parca pour la première, Nona et Decima, par allusion aux deux mois où expire la grossesse.

La Reine des Fées : poème d'Edmond Spenser, publié en 1590 et 1596. Cette vaste épopée allégorique se divise en six livres : le premier contient la légende du chevalier de la Croix-Rouge, qui symbolise la sainteté ; le second, la légende de sir Guyon (Tempérance) ; le troisième, la légende de Britomartis (Chasteté) ; le quatrième, la légende de Cambal et de Télamond (Amitié) ; le cinquième, la légende d'Artegall (Justice), et le sixième, la légende de sir Calidore (Courtoisie). Le récit de Spenser, coupé d'admirables descriptions se déroule au milieu de grands faits d'armes, d'aventures extraordinaires, de délivrances miraculeuses. Comme Shakespeare, Spenser a, d'un côté une imagination très vive et, de l'autre, le don d'exprimer sa pensée avec un art merveilleux, en une langue riche, variée et musicale. La Reine des Fées est écrite en stances de huit vers décasyllabiques, terminés par un alexandrin. C'est la stance spensérienne, imitée par Byron.

Sylphe et Sylphides : génies de l'air masculin et féminin des mythologie celte et nordique.

Troll : espèce de gnome ou d'esprit follet chez les peuples scandinaves.

Viviane : fée dont l'apparition se perd dans la nuit des traditions armoricaines. C'est elle qui enleva Lancelot du Lac, dont elle fit l'éducation. On attribue à Gauthier Map, trouvère anglo-normand du XIIème siècle, archidiacre d'Oxford sous Henri II, un roman écrit en prose où sont racontées les aventures de Lancelot et de Viviane.